Sainte-Maxime
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EN BALADE


Sainte-Maxime, Au fil des rues...

Durée approximative du circuit : 1h30

Les origines médiévales de Sainte-Maxime nous sont connues par une charte des moines de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille, datée du milieu du XIe siècle et qui mentionne, parmi ses nombreuses possessions dans les Maures, une chapelle rurale dédiée à cette Sainte.
Peu d’informations nous sont parvenues de cette période, nous savons toutefois, que le terroir de Sainte-Maxime est déserté après la terrible Peste noire du milieu du XIVe siècle qui décime l’Occident chrétien.
Au XVIe siècle, les moines cisterciens de l’abbaye du Thoronet, devenus les seigneurs de Sainte-Maxime, vont essayer de repeupler ce terroir, sans succès.

Ce n’est qu’au cours du XVIIIe siècle que l’embryon du village actuel se dessine progressivement et qu’un petit port se développe. A la fin du XIXe siècle Sainte-Maxime s’agrandit grâce à la création de la ligne de chemin de fer Hyères St-Raphaël, et d’une route du bord de mer, ce qui lui permet de devenir une station balnéaire dynamique ouverte au tourisme.

Départ de l’Office de Tourisme 1 situé sur la Promenade Aymeric Simon-Lorière, construite en 1974, espace entièrement gagné sur la mer. ( Aymeric Simon-Lorière fut maire de Sainte-Maxime de 1971 à 1977).

Depuis la plage vous apercevez le Pont du Préconil 2. À l’automne 1932, de terribles inondations détruisirent entièrement les deux ouvrages qui permettaient de relier Sainte-Maxime. Un pont fut reconstruit en 1934-1935, sous la direction de Monsieur Giboin, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. Cet ouvarge est représentatif d’une nouvelle technique de construction en plein essor durant cette période le « béton armé ».
Pour la petite « histoire » : c’est dans ce quartier et sur un des deux ponts emportés par les inondations de 1932, que passait autrefois le « Petit Train des Pignes », ligne de chemin de fer reliant Hyères à Saint-Raphaël par la côte. La légende du nom prend ses racines dans un lointain passé, il en existe plusieurs versions :

- la 1ère viendrait de la pénurie de charbon pendant la Seconde Guerre Mondiale. Les machinistes s’arrêtaient pour ramasser des pommes de pins appelées « pignes » et en alimentaient le foyer.

- la seconde serait en fait une plaisanterie des voyageurs sur la vitesse du train qui était si réduite que l’on avait le loisir de descendre en marche pour ramasser des pignes.

Face à vous, le Casino de jeux 3. Pendant les Années Folles à Sainte-Maxime, le beau monde s ‘amuse... En 1921 ou 1922, l’architecte René Darde construit, prés de son emplacement actuel, l’ancêtre du casino pour le compte de la Société du Casino municipal et des Bains de mer, qui était une entreprise privée. C’était le « Miramar », un bâtiment cubique d’un étage prolongé par des cabines de bains sous la terrasse. Le beau monde pouvait danser, boire un « drink », se baigner ou montrer ses toilettes…
En 1926, le Conseil Municipal de Sainte-Maxime prenait une délibération en vue de déposer une demande d’autorisation pour ouvrir les jeux au Miramar. René Darde en conçut les plans. L’inauguration de cet établissement voué au divertissement et aux jeux eut lieu en 1929. Ce fut une ouverture mémorable avec des artistes des « Folies Bergères ». Un peu plus loin à gauche sur l’avenue Charles-de-Gaulle. Au n° 50, une maison (villa Béthanie) 4 (non visible) construite en 1888 pour Gustave de Maupassant, père de l’écrivain Guy de Maupassant.

Poursuivre après le manège, traverser le boulodrome puis tourner à droite. « Mémorial du débarquement des Forces Alliées le 15 août 1944 » 5 réalisé par le sculpteur maximois, Jean PORTAL.
Ce monument rappelle qu’après le Débarquement de Normandie, le haut commandement allié décide d’ouvrir un front dans le sud de la France afin de bloquer les troupes d’occupation. C’est donc en Provence, sous le nom de code « Dragoon » que débarquent les Alliés en août 1944. Le Général de Gaulle vint à Sainte-Maxime, le 15 août 1965 pour la commémoration du 20e anniversaire du Débarquement des troupes Alliées sur les Côtes de Provence.
Longer le port, contourner la cale à bateaux, passer l’aire de jeux pour trouver la stèle « Appel du 18 Juin » 6.
Traverser la route pour atteindre la place Ludovic Bietti, autrefois appelée place des Palmiers. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les Allemands avaient construit un bunker, camouflé par des palmiers peints.

Un peu plus loin, le Port 7. Aux XVIIe siècle, Sainte-Maxime n’était qu’un petit port très modeste permettant le chargement des denrées venant de la forêt des Maures. À la fin des années 30, le port de commerce laissa la place au port de plaisance. Agrandi en 1972, le port de Sainte-Maxime peut recevoir aujourd’hui des unités de 5 à 25 mètres. Sa capitainerie, dont l’architecture évoque la silhouette d’un navire, dispose d’un ensemble de services à même de satisfaire les usagers et visiteurs. La pêche reste l’activité favorite de quelques pêcheurs... À droite la Tour Carrée 8. Le plus ancien bâtiment de la commune construit au XVIe siècle à l’initiatve des moines du Thoronet. Elle servira de tour de garde, de prison, de grenier à foin, de salle pour les auditions de justice, de mairie et d’école. Elle abrite aujourd’hui, le musée des traditions locales.

À gauche, l’église 9. Construite en 1672, elle a connu plusieurs agrandissements successifs, en 1762, 1851 et 1938. un superbe maître autel du XVIIIe siècle en marbre polychrome, surmonté d’un baldaquin provenant de la Chapelle des Pénitents Blancs de Saint-Tropez (l’actuel Musée de l’Annonciade) est installé à Sainte-Maxime en 1808.
de belles stalles médiévales (fin XVe siècle) avec des accoudoirs ornés d’un pommeau à motif de feuillage et des miséricordes.
le buste reliquaire de Sainte-Maxime (XVIIIe siècle), porté en procession les 14 et 15 mai, lors de la fête votive.
le campanile en fer forgé sur le clocher.

Continuer sur la rue Jean-Aicard. Arrêt au lavoir pour admirer la « villa Charles » 10. Léon Gaumont et son beau-frère, propritaire de cette villa dans laquelle il avait installé un laboratoire, auraient mené des recherches leur permettant d’inventer le « cinéma parlant ».
les cheminées torsadées en briques

Monter l’avenue Léon Gaumont jusqu’à l‘intersection. En haut de la montée, dans un parc luxuriant, le « Château des Tourelles » 11 . C’est dans cette propriété que Léon Gaumont s’installa à Sainte-Maxime en 1912. Homme d’affaire avisé, il fit construire à Paris le célèbre Gaumont-Palace, cinéma de 5000 places, mais aussi le studio parisien des Buttes-Chaumont et de la Victorine à Nice. Il tourna deux films dans le décor du château. En 1930, il prit sa retraite pour s’adonner à son loisir favori : la pêche. Il mourut à Sainte-Maxime en 1946.

Descendre le boulevard jusqu’à l’Hôtel de Ville 12 qui était à l’origine une magnanerie (élevage de vers à soie), construite au XIXe siècle, et qui appartenait à Siméon Fabre, maire de Sainte-Maxime de 1928 à 1935. L’industrie prospère au XIXe siècle jusqu’à la Première Guerre Mondiale. L’élevage du vers à soie était un complément de revenus indispensable pour tous les agriculteurs. L’ensemble de la famille et particulièrement les enfants prenait part à ce travail en allant cueillir des feuilles de muriers et en assurant le nourrissage des vers.On y a installé un hôpital pendant la guerre de 1914-1918 puis, en 1923, celui-ci fut transformé en « L’Hôtel des Mimosas ».

A la bifurcation descendre le boulevard à gauche et tourner à la 2e rue à gauche. Descendre le boulevard Frédéric Mistral. Tourner à gauche dans la rue des Sarrazins. Continuer jusqu’à la place des Sarrazins 13 : cette place s’appelait place de la Grande Auberge, établissement existant depuis le XVIe siècle et qui s’effondra en 1923.

À la bifurcation, emprunter à droite la rue Paul Bert, prendre la 2e rue à gauche par la montée de la Résistance, passer sous le porche, avant de prendre l’escalier vous pouvez observer l’ancien puits couvert 14, l’un des seuls restant dans le centre ville.

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Le porche montée de la résistance


Vous pénétrez dans le centre historique de Sainte-Maxime en redescendant à gauche la rue Hoche, vers la place du Marché et le Marché Couvert. Tout un réseau de ruelles pavées s’offrent à vous, mettant en scène l’authenticité et la convivialité des commerçants et artisans de Sainte-Maxime.

Fin du circuit.


Sainte-Maxime, les villas de la Belle Époque
Durée approximative du circuit : 2h30

Entre 1920 et 1940, la Côte d’Azur a été un laboratoire de réalisations architecturales prestigieuses et novatrices grâce à des commanditaires fortunés. Sainte-Maxime est l’une des rares villes du Var à avoir su conserver un riche patrimoine architectural de cette période, grâce notamment à l’architecte René Darde (1883-1960), chef de file de la mouvance du néorégionalisme en Provence. Ce style est marqué par l’Antiquité, la Renaissance italienne et l’architecture locale.
Il va influencer de nombreux collègues de Sainte-Maxime ou de la région : A. Barbier-Bouvet, H. Bret, R. Guigonnet...
Le label Patrimoine du XXe siècle a été lancé par le Ministère de la Culture et de la Communication en 1999 qui signale à l’attention du public les édifices et ensembles urbains remarquables du XXe siècle en matière d’architecture.

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Façade belle époque de Sainte-Maxime


Départ du Casino de jeux 1. Un établissement de bains de mer avec un restaurant, bar-dancing appelé le « Miramar », fut construit par René Darde en 1921-1922 à l’emplacement du casino actuel.
Ce bâtiment fut détruit pour le « Casino » réalisé également par René Darde en 1927-1928 et inauguré en 1929 avec des danseuses venues des « Folies Bergères ». Cet établissement toujours en fonctionnement, sera connu pour ses spectacles et galas régulièrement décrits dans « Les Tablettes de la Côte d’Azur » et il fut fréquenté par de nombreuses célébrités du monde politique et artistique comme le Prince de Galles, Jules Berry et Maurice Chevalier.
On peut apercevoir sur la façade donnant sur le boulevard du Général de Gaulle le bas-relief des nageuses.

En face, au n°1 de l’avenue Jean-Jaurès, le « Palais des Sirènes » 2 (Label Patrimoine XXe siècle) construit en copropriété par l’architecte Henri Bret en 1929.
 fronton d’inspiration japonisante

Longer le trottoir en direction de l’Office de Tourisme.
 sculpture de Jean Portal « La Nuit » 3
 sculpture de Jean Portal « Le Jour » 4


Au niveau du manège, traverser et prendre la 2ème rue à droite. Au n°3 place des Sarrazins , à l’angle de la rue Siméon Fabre, Immeuble 5 , construit vers 1930, à l’emplacement de la Grande Auberge construite au XVIe siècle par les moines du Thoronet au moment de la construction de la Tour Carrée.

Tourner à gauche, prendre la rue Siméon Fabre et monter jusqu’à la place Pasteur. Mairie Annexe 6, bâtiment construit par l’architecte R. Tomenotti vers 1930.

Descendre la rue des Belges. Tourner à droite, longer la rue Courbet et prendre la 3ème rue à gauche, rue Paul Bert. Au n° 16, « Maison Provençale moderne » 7, conçue par René Darde vers 1920.
 colonnes du balcon au 2ème étage
 motif de mosaïque dont une partie a disparu lors d’une restauration

Continuer tout droit puis tourner à gauche par la montée de la Résistance et passer sous le Porche. Face à vous en haut des escaliers, une belle villa 8, réalisée par René Darde vers 1932.

Tourner à droite à la rue Hoche pour remonter jusqu’à l’avenue Berthie Albrecht en passant par le lavoir à votre gauche. C’est l’ancienne route d’Italie.

Cette avenue est riche de toute une série de villas d’une belle qualité architecturale de toutes époques. Néanmoins, nous nous concentrerons sur celles des années 20-30 réalisées par René Darde. Nous vous conseillons de vous positionner sur le trottoir de gauche pour une meilleure visibilité.

Marié à Alberte-Marie Santin, René Darde s’allia à une grande famille de propriètaires de Sainte-Maxime, et jouit ainsi d’une conjoncture favorable. À partir de 1921, une nouvelle ère de prospérité et de developpement s’ouvrit pour Sainte-Maxime. Jules Santin joua le rôle de promoteur immobilier, lotissant ses propres parcelles. Son gendre, René Darde était l’architecte tout désigné pour réaliser les riches villas des nouveaux acquéreurs.

Sur cette avenue à gauche au n°56, villa « Les Bougainvilliers » 9 (Label Patrimoine XXe siècle). Villa construite pour le compte du Docteur Bourgoin.
 baies en plein-cintre
Un peu plus loin, la maison de gardien
 balcon d’angle (à l’origine en arrondi) qui évoque un théâtre
 génoise en avancée du garage afin de créer un jeu d’animation

Continuer et prendre la 1ère rue à gauche dans le quartier Bastide Haute / Bastide Basse jusqu’au n° 72. 1ère villa 10 à droite conçue par René Darde en 1922
 entrée en colonnes
 jeu sur les matières (divers matérieaux utilisés)

Redescendre sur l’avenue Berthie Albrecht. Au n°79, villa « La Fourmigue » 11 réalisée par René Darde vers 1930
 double rang de génoises
 décallage des niveaux afin d’animer l’espace
Continuer tout droit. Au n° 83, villa « Les Dattiers » 12, construite par René Darde en 1926
 cheminées découpées
 les linteaux en galets au dessus des fenêtres et du porche
 à l’époque la façade était rouge à silex

Un peu plus loin, au n°87, villa « La Pétaudière » 13 construite vers 1917 et attribuée à l’architercte d’origine suisse Henri Senft
 le pigeonnier en faïence verte

Au n°91, villa « Bengata » 14 conçue par René Darde en 1920
 le portail, les pilliers et le porche

Regagner le bord de mer à droite par la traverse de la Fourmi et retourner au centre ville par l’avenue du Général Leclerc. À l’entrée de Sainte-Maxime, au n°27, le Saint-Hilaire 15, ancien restaurant de bord de mer du « Grand Hôtel » construit par René Darde en 1930.

Poursuivre sur l’avenue. Au n°24, immeuble l’Arbois 16 (Label Patrimoine XXe siècle). Hôtel réalisé par René Darde dont les travaux débutent en 1933. Après la Seconde Guerre Mondiale, cet établissement servit au repos des prisonniers de guerre ou des rescapés des camps de concentration.

Cet immeuble fait échos avec le « Latitude 43 » sur la commune de Saint-Tropez. Ces réalisations ont été conçues dans un style moderniste, inspirées par la mer et le nautisme.
 simplicité de la couleur de la façade, de la ligne et des courbes
 grand mur vertical qui symbolise une voile
 hublots stylisés dans l’entrée
 image d’un bâtiment tourné vers l’extérieur comme un élan vers le large

Continuer sur l’avenue du bord de mer. Descendre l’escalier. Au n°5, villa « Les Oursins » 17 construite en 1929 par les architectes Gustave et Gaston Lauzanne (travaux supervisés par René Darde).
Cette villa fit la une de la revue anglaise « House and Garden » parue en janvier 1932 dont le titre était « la maison rêvée »

Rejoindre le centre-ville et face au port, traverser la place des Palmiers. An n°28, rue Gabriel Péri, « l’hôtel des Palmiers » 18 conçu par René Darde en 1927.

Fin du circuit.


 




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